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Eloge de la fraise

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La fraise est un trésor de vitamine C. Et elle contient du fer (source B de Saal, La force des oligo-éléments).

 

Très surprenant, il y a plus de vitamines dans les fraises des bois, qui poussent souvent à l'ombre, que dans les fraises gorgées d'eau du commerce de masse. L'absence de terroir quand ce n'est pas cultivé en bio ?

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Je n'ai pas non plus constaté de fraises des bois souffrant de poussière grise...

Pour les fraises normales, enlever les fraises grises, et mettre de la fougère au pied (un conseil de http://stephaneloriot.wordpress.com) cela redonne des fruits ensuite...

Pour plus de soleil et de plus grandes feuilles, on peut mettre un miroir derrière !

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Alors même que les fraises des bois poussent très bien, y compris sur votre trottoir ou votre terrasse, avec un peu de terre et du broyat au-dessus.

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Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire pour avoir une forme de bûcheron de super fraise des bois :

 

Superhyper forme fraise

Eloge de l'ortie

Tout bien considéré, l'or tue à petit feu, tandis que l'ortie est source de vie.

 

L'ortie est un foyer et un grenier pour les papillons et notamment les papillons paon du jour (j'en ai même revu un à côté l'autre jour, et j'ai pu voir ces amas de chenilles noir dedans. Des chenilles à piquant. C'est comme les hérissons qui s'entendent bien avec les ronces la nuit tombée...).

Paon larve

Paon

N'hésitez donc pas à la laisser pousser près d'un « arbre à papillons » (qui n'aide pas ces derniers à se reproduire, les fleurs n'étant pas mangées par les larves), ou le long d'un lilas. Vous verrez ainsi que l'ortie, avec ses belles épaulettes, dépasse le lilas pour atteindre 2,30 de hauteur.

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Consommez-la vous-même.

 

La soupe, c'est connu.

Crue elle a parfois un goût de concombre sous la dent.

Nouveau : en graine.

Et les oiseaux ne s'y trompent pas.

Tant il est vrai que cela ressemble à du quinoa :

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J'ai goûté peut-être pas la graine (en septembre-octobre), mais l'enveloppe jaune.

Presque pas un soupçon de fatigue 4h après consommation (juste un baîllement).

http://urticamania.over-blog.com/article-32128266.html

« Les rares analyses faites sur la graine d'ortie ont permis de mieux connaître sa composition : acides gras insaturés (linoléique et linolénique), des vitamines C, E, B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 (niacine), B6 (pyridoxine), et de nombreux minéraux : fer, zinc, cuivre, calcium, phosphore, magnésium, manganèse, sodium, potassium, et sélénium. Ce qui en fait un cocktail d'anti-oxydants. (Les éléments en caractères gras sont contenus en forte quantité).

En plus de ses remarquables propriétés stimulantes (et aphrodisiaques), elle régularise le cycle menstruel et s'avère untonique rénal de premier ordre.

Cette capacité de la graine d'ortie de redonner goût à la vie, d'avoir "envie de faire des choses", tout en gardant un esprit alerte, la rend particulièrement intéressante, en traitement de fond, dans un grand nombre de pathologies (ex dépression légère en association avec le millepertuis et la mélisse officinale).

Herboriste américaine, Kiva Rose conseille de commencer par une pincée de graines par jour, et d'augmenter la dose si nécessaire jusqu'à une cuillère à soupe par jour (dosage recommandé par Henriette), en fonction de la sensibilité personnelle. Au delà, la graine d'ortie devient un puissant purgatif. A très forte dose, elle peut même provoquer un sommeil léthargique.» 

 

A cueillir (sans tout couper d'un coup pour les papillons et les oiseaux donc) avec un ciseau dans la main droite et un gant épais dans la main gauche.

(Et prévoir du plantain à frotter à côté).

 

Dame nature l'a dotée de piquants riches en silice et éloignant ainsi les animaux végétariens.

A part les chèvres :

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Et tant mieux, car l'ortie est galactogène : elle favorise la création du lait !

Certains paysans en donnent, une fois les orties un peu sèches, à leur vaches.

 

Grâce à ses piquants, cette plante a survécu des millions d'années pour notre plus grande forme.

Car comme l'écrit François Couplan, l'ortie guérit des carences. Elle est riche en protéines, en minéraux, en silice (dépolluante) et, surtout, en fer (d'après les recherches lues par le docteur en sciences de l'environnement Philippe Desbrosses).

 

Si Couplan devait garder une seule plante, ce serait celle-là !

 

La tisane d'ortie remet en forme. L'ort-ie c'est trop-yeah !

 

La soupe servira aux dames anémiées, surtout si l'on y ajoute des lentilles, des poireaux et des pommes de terre, autres plantes riches en fer (la pomme de terre est également riche en vitamine C, ce qui rend le fer assimilable, comme pour beaucoup de légumes-feuilles contenant les deux - épinards, etc. merci « Dame nature » ou « Frère géant vert » ).

 

On trouve auss du fer dans les céréales complètes, les orties, les épinards, les asperges, les lentilles, les poireaux, les pommes de terre, les carottes, les poireaux, les fraises, les cerises (très sucrées, attention la graisse après ...) etc. (source B. Saal : La force des oligo-éléments).

 

On se passera donc de viande, d'autant que

/!\ ALERTE viande ROUGE / !\

 

« Les travaux de l'Inra de Toulouse ont montré que le principal responsable des effets délétères [cancérogènes] de ces aliments [viande rouge et surtout charcuterie] était le fer héminique, présent dans l'hémoglobine du sang et la myoglobine des muscles. Il oxyde les lipides polyinsaturés des aliments que nous mangeons, produisant des aldéhydes. Ces toxiques s'accumulent dans les selles, se retrouvant en contact avec les parois de la muqueuse du côlon. Cela provoque des lésions génotoxiques (transformation des cellules saines en cellules cancéreuses) et cytotoxiques (destruction des cellules non cancéreuses). En outre les nitrates et nitrites utilisés comme conservateurs en charcuterie accroissent la capacité du fer à former des aldéhydes, d'où sa nocivités accrue. Cet effet cancérogène ne concerne pas le fer d'origine végétale (…) le fer reste un nutriment essentiel dont le déficit est aussi dommageable pour l'organisme qui assimile moins bien celui d'origine végétale »

(on ne fait que citer Fabrice Pierre, chercheur au laboratoire toxalim de l'INRA à Toulouse, voir Sciences et Avenir, juin 2016, n°832, p.38) 

 

Quand on lit le Figaro (le gros rafiot...), le fer de viande est dit plus assimilable, un point c'est tout … O-bli-ga-toire ...

Bref, en presse, comme en nutriments, il ne faut pas avaler n'importe quoi... 

 

Lire aussi :

http://www.vegetarisme.fr/comment-devenir-vegetarien/alimentation-equilibree/fer/

(avec le fer héminique de la viande, gare aussi au cancer de l'oesophage, des intestins et de l'estomac, ainsi qu'aux attaques cardiaques)

ou ce tableau :

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Dietes/Fiche.aspx?doc=anemie_diete

 

Art végétal

Bonhomme de nervures

 

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Pois de senteur faisant la roue (comme un paon)

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Poisson végétal (imitation d'une baudroie Melanocetus johnsonii avec son leurre)

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Epluchures bio bonnes et belles comme tout 

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Une bonne base de basilic à apporter à vos cheveux.

Avec son calcium, le basilic apporte "un minéral imporant pour la croissance capillaire" !

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Reflet de la tendresse de la création : un coeur en entoure un autre

(Pulmonaire, Houttuynia, ?  je retrouverai)

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Pour renouer avec les sentiments, une renouée persicaire :

Feuille rennou

Les Brunera sont pas mal aussi.

Feuilles brunera

Sinon, des orchidées anges et colombes.

A admirer ici en bas :

http://soocurious.com/fr/fleur-ressemblance-animaux-humain-insolite-nature/

Le bonheur vu du côté des bovidés.

Flaubert connaissait-il suffisamment les bovidés qu'il égratigne dans Mme Bovary ? 

Scène filmée : des vaches sautillant en se laissant bercer par le chant de leur vachère suédoise (le nom du chant : le Kulning).

https://www.youtube.com/watch?v=OW2TOSrMyYY

Scène vue : Christian Laborde a vu la joie de vivre des vaches : "Je les ai vues danser  lorsque les beaux jours revenus, elles retrouvent , joyeuses, les prairies. C'est sublime "

Vache jersi

Les moustiques dansent aussi, paraît-il.

Tout être peut-il vibrer d'un esprit dansant ? 

 

Bonus : comment se nomment une famille de peintres connus pour leurs scènes rurales ?

Les Bonheur...

Leur membre la plus réputée : Rosa Bonheur.

Rose à bonheur...

 

Reste à fuir les peaux de vache des villes, leurs corps peu nourris comme il le faut (en produits sauvages, cultivés lentement, et riches en nutriments), et leurs coeurs anémiés et leurs caractères par trop piquants.

Tant il est vrai que

 

"Pour l'amour d'une rose, le jardinier est le serviteur de mille épines".
 

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Sensibiliser à l'environnement ceux qui en sont coupés

Faire germer la graine de nature qui est à l'intérieur de notre carapace.

Faire sortir la nature de l'armure murée dans la grisaille.

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Faire comprendre la nature en mobilisant le cerveau et les sens.

Eduquer en s'amusant et en intervenant sur le terrain avec discernement (protection des êtres vivants).

Sensibiliser à la préservation de la vie sur notre planète.

 

Commençons par observer un oiseau, une pie qui gesticule, un chat attiré par un papillon, une abeille qui s'étire comme un chat, ou un lapin qui s'approche de nous.

Exemple : un oiseau ne veut plus voler, il ouvre le bec.

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- Analyse : il est fatigué et a chaud et soif.

- Question : que faire pour le soigner et le sauver ?

- Geste de terrain : le déplacer sans le toucher directement,

Oiseau gros plan 2

lui donner à boire.

Le regarder cligner de l'oeil de manière apaisée et rassurée avec reconnaissance.

Oiseau gros plan 1

- Explication générale : rôle des oiseaux.

 

Les oiseaux répandent les graines.

Ici, l'oiseau est un grimpereau des arbres qui protège les arbres en se nourrissant d'insectes se nichant dans son écorce. Il grimpe sur l'arbre de haut en bas.

 

Moralité : sauver un oiseau vous donne une meilleure vie ici et maintenant (pas que dans une vie future, comme on le dit en Afghanistan ou en Chine).

 

Les oiseaux plantent des graines qu'ils auront oubliées. Ils plantent ainsi des arbres. Ils picorent pas mal d'insectes nuisibles et protègent les arbres , en plus aussi de les polliniser (selon la LPO).

Les oiseaux sont nos frères et nos amis sur cette boule de terre. 

Essayons d'avoir un peu de hauteur de vue. 

 

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Lutte anti-limaces. Scarabée grande-biche contre limace géante léopard !

https://www.youtube.com/watch?v=AQ55KCQk_40

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Un scarabée préfère aller au grand air plutôt que de remplir son estomac... 
Terrain glissant ? Trac sous les projecteurs ?


Rappelons que les produits anti-limaces au métaldéhyde des enseignes de bricolage sont toxiques pour les hérissons qui auront ingéré vos limaces (si vous faites partie des 4 ha de leur territoire!). Préférer le Ferramol, ou peut-être les nématodes. Sinon, chasser les limaces et les escargots le soir à la lampe, les mettre dans un bol et les jeter plus loin (Ca réveille comme une douche froide). Ou planter des hostas qu'ils préféreront à vos autres plantes. 
A signaler que les escargots jaunes seraient peu inquiétants.


Ecouter également cet excellent franciscain qu'est Hervé Covès :
https://www.youtube.com/watch?v=DQ3Da73IGtw

PS : de même les insecticides neonicotinoïdes (pires que la nicotine du tabac, des petunias, ou des pommes de terre...) font des dégâts collatéraux sur nos abeilles, et même sur la faune aquatique... 


De même encore, tel gros désherbant chimique nuit aux êtres vivants. Il nuit aux bactéries du sol comme à nos bactéries intestinales. Les vers de terre pondent 30% moins d'œufs. Ces faiseurs de gros sous sont des saboteurs à gros sabots...
http://picriogm.weebly.com/videos.html
Quand on pense qu'un Dubost voulait faire interner le professeur Gilles-Eric Séralini. Quelle noblesse d'âme, quel sens de la vie harmonieuse avec son prochain !
Halte-là !

 

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Vous êtes bio, recyclez votre urine au jardin

https://www.youtube.com/watch?v=1UT5Zc0iQGg

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Comment utiliser l'urine au jardin. Sources : "Les 4 saisons du jardin bio", éditions Terre vivante. "L'urine, de l'or liquide au jardin", de Renaud de Looze, éditions du Terran. Mettre de 1/4 à 1/20e d'urine dans votre arrosoir. L'urine contient du phosphore, de l'azote, et du soufre. A associer avec de l'or noir (compost). Ou à utiliser pur en fin d'hiver pour préparer le terrain avant plantations. 


Eviter les engrais chimiques qui déséquilibrent la vie du sol et apportent trop d'azote. Du coup, les pucerons attaquent plus. Ils peuvent même envahir des rhubarbes, censées normalement les éloigner (surtout en décoction pulvérisée) - dommage vu la douceur d'une compote pomme-rhubarbe ! 


En plus, les chiens lèchent et grattent les terres traitées avec trop d'engrais liquide ! Choses vues dans un jardin partagé ! Mieux vaut donc utiliser du purin. Et rappelons que la première source d'azote dans le sol - à enrichir plutôt qu'à retourner - sont les bactéries. Que certaines bactééries vivent vers le haut et d'autres plus profondément (anaérobies). Et qu'une plante a besoin de 60 éléments (dont du carbone qui manque souvent, donc pailler), et pas seulement de 3 (N P K). Source pour ces deux dernières affirmations : Philippe Desbrosses, "Nous redeviendrons paysans" (préfacé par l'abbé Pierre).

 

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Sensations naturelles et esthétique de la nature

Renaturation = renaissance.

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Telle est l'équation enchanteresse !

Que le vécu finit tout ou tard pour vous apprendre.

 

Et cela vaut à l'échelle individuelle comme à l'échelle collective (du temps ou les hommes étaient fiers de « dénaturer » les choses et de dompter la nature, du temps de Giono dans les années 1930, à celui où la femme du président américain Obama jardine en bio...)

 

La nature est comme un bain servant de second baptême. Le baptême du monde vivant.

 

Les bébés n'auraient jamais dû trop s'éloigner des choux...

Et apprenons d'autant plus à revenir au chou en plantant du chou car il ne concentre pas de polluants comme l'aluminium dans ses feuilles, mais les conserve en profondeur.

 

Regardez un lézard ou un héron qui vous regarde.

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Ecoutez un bourdon sur une consoude.

Goûtez une fleur d'acacia ou de calendula.

Sentez une tulipe.

Laissez un chat se blottir contre vous, et une abeille être peinte par un pois de senteur ou une passiflore.

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La vue, les sons, le goût, le toucher et les parfums sont stimulés.

Tandis que la modernité et le consumérisme dénaturent les choses.

 

Pour paraphraser Bazaine, ça ne peut pas aller bien loin puisque c'est coupé de la nature...

 

Loin des excitations artificielles, la nature procure de délectables sensations naturelles : que se soit au contact de la terre, de l'herbe, de l'air pur, de l'eau, des paysages, des parfums, et des êtres vivants qui vous entourent, on ressent vivacité, bien-être, sérénité, joie, surprises, gai savoir, plénitude, gratitude, satisfaction.

 

Quant à l'émerveillement, il est sans fin.

Tant de beauté méconnues qui se révèlent !

De camaraderie, d'empathie (voir les recherches à ce sujet), et de tendresse d'origine divine, comme le dirait Saint-François :

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par exemple, quand un lézard donne l'accolade à son copain lézard avec ses deux pattes, ou quand deux hérons solitaires se secourent l'un l'autre, au son du cri de leur camarade, face au corbeau teigneux, avant de voler intimement comme des papillons !

 

Nulle surprise que La Fontaine ait été affecté Maître des Eaux et Forêts et Capitaine des Chasses.

 

La nature est profondément éprise d'art pour l'art !

 

La beauté n'a souvent pas d'autre fonction. Les anémones, les étoiles de mer, les papillons ne voient pas les couleurs.

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Prenez un papillon comme le vulcain : doté de peintures de guerre rouge, et de 4 leds bleues vers sa queue.

Un couple peut se suivre à des vitesses fulgurantes, par leur silhouette. Mais leur beauté colorée ne sert pas à attirer les partenaires. Les papillons s'attirent pour se multiplier par le seul charme de leur parfum (les phéromones). L'environnement et les êtres vivants viseraient à un état d'harmonie selon certains observateurs ou biologistes (Kinji Imanishi, Jacques Dewitte, Adolf Portmann).

 

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Eloge du pêcher

https://www.youtube.com/watch?v=Dbc9id94W3w

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Le pêcher est semble-t-il le seul arbre à pouvoir se planter au beau milieu du potager pour y apporter une ombre légère. Utile l'été.

 

Il amusant d'en récupérer des noyaux bio et de les mettre dans des pots. L'hiver passé, les jeunes pêchers s'élèvent comme de petites tour Eiffel. L'arbre issu d'un noyau serait ainsi plus résistant. Fructification prévue 5 ans après. Peut également servir de porte-greffe à des variétés de greffons ayant la préférence de l'arboriculteur avisé !

 

Ses racines peu traçantes ne gêneront pas les autres plantes.

Un ancien pêcher de vigne ayant eu la cloque (il servait à détecter certains ennuis avant les vignes...), peut très bien se porter bien ensuite en pleine terre ou dans un bac, même peu suivi contre la cloque...

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Même en Ile-de-France, un pêcher se portera bien, sans avoir à être traité à la bouillie bordelaise (certains l'évitent, mieux si cela est autorisé en bio, car l'accumulation de cuivre dans le sol peu nuire à la microfaune).

 

Le conseil : le planter en hauteur ou sur une pente, entouré d'une cuvette ou pas. Nous avons pu voir tel pêcher planté assez à plat sur un mètre, mais entre une terrasse et une pente donner des myriades de gros fruits !

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Etonnamment, un prunier rein-claude – qui craint davantage la sécheresse – fut mis également dans un bac, plus élevé d'ailleurs, mais a lui-même fini – mais un peu tard – par donner des feuilles à chaque bout de branche. Question : aura-t-il ensuite assez de place horizontalement ?

 

Rappelons qu'en plein Montreuil, la production de pêcher a fait florès. Planté en espaliers, le long de murs blancs de gypse avec des toitures provisoires entre les murs lors des périodes de pluie ou de froid. Il est vrai que le champignon de la cloque est favorisé par « un temps froid et humide ». Cependant, il « fait rarement des dégâts sur les arbres en espaliers couverts » (CQFD... Otto Schmid et S Hengeller, « Ravageurs et maladies au jardin : les solutions biologiques », éditions Terre Vivante, p.146).

 

Au jardin, il nous a suffi de surveiller nos pêchers car « le champignon hiverne sous les écailles des bourgeons et, de là, infecte les jeunes feuilles et les rameaux », mais « les parties de la plante plus âgées sont peu atteintes » (Schmid, idem.). Une fois les feuilles biscornues et les rameaux les plus gonflés enlevés, la prêle a fait son effet. Et tous nos pêchers n'avaient plus la moindre cloque en juin et juillet malgré une vingtaine de journée de pluie avant et pendant l'euro (du 1er au 20 juin environ) !

 

Selon Denis Pépin, les remèdes à base de plantes ne sont pas toujours suffisants de manière générale. Il préconise par exemple le bicarbonate de soude. Toutefois, pour le pêcher, la lutte directe consiste au choix à « enlever et brûler les premières feuilles atteintes » (chose qui nous a suffi) ou à « en cas de fortes attaques, traiter au cuivre au gonflement des bourgeons et à nouveau en automne »   (Schmid, p.145).

Et la lutte préventive consiste à :

  • « faire un bon apport de compost en automne et couvrir le sol

  • planter de l'ail et des capucines sous les pêchers ;

  • en automne, traiter les arbres et le sol avec du purin de prêle et du Bio-S ;

  • traiter au démarrage de la végétation avec des algues calcaires à 2% et du purin d'ortie à 5% (2 fois en 3 semaines), ou 3 fois en 10 jours avec de la décoction de prêle ;

  • en hiver, traiter préventivement 1 ou 2 fois avec du silicate de soude à 2% et des algues calcaires à 2-3%

  • en culture biodynamique, faire un traitement préventif avec la préparation silice de corne, lorsque les fruits ont la taille d'une noix, pour favoriser la maturation ;

  • éliminer et brûler les fruits momifiés (p.147)»  

 

Nous avons pu constater que l'éclaircissement des feuilles atteintes (parfois juste jetées plus loin dans le coin forestier, plutôt que jetées à la poubelle) et que les méthodes à base de plantes, plantées ou en purin, suffisaient pour le pêcher (ail, capucine et prêle aspergée contre cloque) ou le poirier (aspersion de prêle contre la rouille).

Et en plantant de la sauge à côté et en hauteur. Les éléments soufrés de l'ail monteront depuis les radicelles jusqu'aux feuilles et écarteront même certaines guêpes et autres ravageurs.

 

Connaissez-vous Evelyne Leterme du conservatoire végétal d'Aquitaine ? (https://www.conservatoirevegetal.com/

Plus de trente cinq ans de travail, d'expérimentations (au début contre l'avis « de l'INRA »...), de recension de méthodes anciennes du Sud-Ouest, de multiplication et de diffusion. On pourra utilement suivre ses conseils consistant à planter les arbres et les arbustes en hauteur. Et à les entourer de broyat de noisetier. Parmi les arbustes, les noisetiers – « obligatoires » au verger ! – en buissons car ils nourrissent les syrphes en hiver. Les arbousiers nourrissent, eux, les pollinisateurs en automne. L'arbuste, collé à l'arbre, servira d'abri à divers auxiliaires : par exemple la coccinelle qui est spécialisée contre la cloque du pêcher, si si ! Madame Leterme a fait planter tout un champ de phacélie, par-dessus lequel elle a planté des pêchers. Entre ses arbres, elle passe juste un rouleau une fois l'an pour aplatir les hautes herbes qui nourriront le sol. D'une pierre deux coups : les pollinisateurs auront ainsi eu droit à leur festin toute l'année ! D'autres sont d'avis d'enlever l'excès d'herbes si on veut perpétuer le maximum de plantes sauvages, qui poussent plutôt sur un sol pauvre.

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