Eloge de l'ortie

Tout bien considéré, l'or tue à petit feu, tandis que l'ortie est source de vie.

 

L'ortie est un foyer et un grenier pour les papillons et notamment les papillons paon du jour (j'en ai même revu un à côté l'autre jour, et j'ai pu voir ces amas de chenilles noir dedans. Des chenilles à piquant. C'est comme les hérissons qui s'entendent bien avec les ronces la nuit tombée...).

Paon larve

Paon

N'hésitez donc pas à la laisser pousser près d'un « arbre à papillons » (qui n'aide pas ces derniers à se reproduire, les fleurs n'étant pas mangées par les larves), ou le long d'un lilas. Vous verrez ainsi que l'ortie, avec ses belles épaulettes, dépasse le lilas pour atteindre 2,30 de hauteur.

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Consommez-la vous-même.

 

La soupe, c'est connu.

Crue elle a parfois un goût de concombre sous la dent.

Nouveau : en graine.

Et les oiseaux ne s'y trompent pas.

Tant il est vrai que cela ressemble à du quinoa :

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J'ai goûté peut-être pas la graine (en septembre-octobre), mais l'enveloppe jaune.

Presque pas un soupçon de fatigue 4h après consommation (juste un baîllement).

http://urticamania.over-blog.com/article-32128266.html

« Les rares analyses faites sur la graine d'ortie ont permis de mieux connaître sa composition : acides gras insaturés (linoléique et linolénique), des vitamines C, E, B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 (niacine), B6 (pyridoxine), et de nombreux minéraux : fer, zinc, cuivre, calcium, phosphore, magnésium, manganèse, sodium, potassium, et sélénium. Ce qui en fait un cocktail d'anti-oxydants. (Les éléments en caractères gras sont contenus en forte quantité).

En plus de ses remarquables propriétés stimulantes (et aphrodisiaques), elle régularise le cycle menstruel et s'avère untonique rénal de premier ordre.

Cette capacité de la graine d'ortie de redonner goût à la vie, d'avoir "envie de faire des choses", tout en gardant un esprit alerte, la rend particulièrement intéressante, en traitement de fond, dans un grand nombre de pathologies (ex dépression légère en association avec le millepertuis et la mélisse officinale).

Herboriste américaine, Kiva Rose conseille de commencer par une pincée de graines par jour, et d'augmenter la dose si nécessaire jusqu'à une cuillère à soupe par jour (dosage recommandé par Henriette), en fonction de la sensibilité personnelle. Au delà, la graine d'ortie devient un puissant purgatif. A très forte dose, elle peut même provoquer un sommeil léthargique.» 

 

A cueillir (sans tout couper d'un coup pour les papillons et les oiseaux donc) avec un ciseau dans la main droite et un gant épais dans la main gauche.

(Et prévoir du plantain à frotter à côté).

 

Dame nature l'a dotée de piquants riches en silice et éloignant ainsi les animaux végétariens.

A part les chèvres :

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Et tant mieux, car l'ortie est galactogène : elle favorise la création du lait !

Certains paysans en donnent, une fois les orties un peu sèches, à leur vaches.

 

Grâce à ses piquants, cette plante a survécu des millions d'années pour notre plus grande forme.

Car comme l'écrit François Couplan, l'ortie guérit des carences. Elle est riche en protéines, en minéraux, en silice (dépolluante) et, surtout, en fer (d'après les recherches lues par le docteur en sciences de l'environnement Philippe Desbrosses).

 

Si Couplan devait garder une seule plante, ce serait celle-là !

 

La tisane d'ortie remet en forme. L'ort-ie c'est trop-yeah !

 

La soupe servira aux dames anémiées, surtout si l'on y ajoute des lentilles, des poireaux et des pommes de terre, autres plantes riches en fer (la pomme de terre est également riche en vitamine C, ce qui rend le fer assimilable, comme pour beaucoup de légumes-feuilles contenant les deux - épinards, etc. merci « Dame nature » ou « Frère géant vert » ).

 

On trouve auss du fer dans les céréales complètes, les orties, les épinards, les asperges, les lentilles, les poireaux, les pommes de terre, les carottes, les poireaux, les fraises, les cerises (très sucrées, attention la graisse après ...) etc. (source B. Saal : La force des oligo-éléments).

 

On se passera donc de viande, d'autant que

/!\ ALERTE viande ROUGE / !\

 

« Les travaux de l'Inra de Toulouse ont montré que le principal responsable des effets délétères [cancérogènes] de ces aliments [viande rouge et surtout charcuterie] était le fer héminique, présent dans l'hémoglobine du sang et la myoglobine des muscles. Il oxyde les lipides polyinsaturés des aliments que nous mangeons, produisant des aldéhydes. Ces toxiques s'accumulent dans les selles, se retrouvant en contact avec les parois de la muqueuse du côlon. Cela provoque des lésions génotoxiques (transformation des cellules saines en cellules cancéreuses) et cytotoxiques (destruction des cellules non cancéreuses). En outre les nitrates et nitrites utilisés comme conservateurs en charcuterie accroissent la capacité du fer à former des aldéhydes, d'où sa nocivités accrue. Cet effet cancérogène ne concerne pas le fer d'origine végétale (…) le fer reste un nutriment essentiel dont le déficit est aussi dommageable pour l'organisme qui assimile moins bien celui d'origine végétale »

(on ne fait que citer Fabrice Pierre, chercheur au laboratoire toxalim de l'INRA à Toulouse, voir Sciences et Avenir, juin 2016, n°832, p.38) 

 

Quand on lit le Figaro (le gros rafiot...), le fer de viande est dit plus assimilable, un point c'est tout … O-bli-ga-toire ...

Bref, en presse, comme en nutriments, il ne faut pas avaler n'importe quoi... 

 

Lire aussi :

http://www.vegetarisme.fr/comment-devenir-vegetarien/alimentation-equilibree/fer/

(avec le fer héminique de la viande, gare aussi au cancer de l'oesophage, des intestins et de l'estomac, ainsi qu'aux attaques cardiaques)

ou ce tableau :

http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Dietes/Fiche.aspx?doc=anemie_diete

 

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